
La Nubie s'étend de la première chute du Nil (ou cataracte), au Sud d'Assouan, jusqu'à la quatrième cataracte, actuellement au Soudan. Sa partie égyptienne va donc d'Assouan à Abu Simbel, région dans laquelle s'étend le lac Nasser. La construction du premier barrage d'Assouan, en 1902, inonda les rives du Nil et obligea un grand nombre de Nubiens à l'exode. Lorsque le Président Nasser décida au milieu du XXe siècle de mener le projet du grand barrage d'Assouan, ce furent tous les sites archéologiques de la région qui se virent menacés par les eaux du fleuve. En 1960, l'Unesco lance un appel à la communauté internationale pour recueillir les fonds nécessaires au déplacement des monuments nubiens ; 51 pays cotisèrent et 14 temples et monuments furent ainsi sauvés. Les plus célèbres d'entre eux sont le temple de Ramsès II à Abou Simbel et le sanctuaire d'Isis à Philae. Nous visitons dès le jour de notre arrivée à Assouan le temple de Philae ; situé sur l'une des petites îles du Nil, on y accède par bateau en quelques minutes. Abdullah, notre guide, fut archéologue pendant 5 ans et participa à ce titre à plusieurs travaux d'excavation dans la région. Il nous explique que la construction des deux barrages successifs avait presque entièrement noyé l'ensemble; on observe d'ailleurs dans la partie supérieure du temple, la marque laissée par le niveau de l'eau à l'époque. Il aura fallu 8 années de travail, de 1972 à 1980, pour qu'on le déplace intégralement de son île originelle noyée à une autre distante de 300 m, plus haute et donc au sec, avec une précision et un soin admirables. L'état de conservation de ce temple, construit au IIIe siècle avant JC et dédié à la déesse Isis (mère universelle, l'une des déesses les plus importantes de l'antiquité égyptienne), est tout simplement stupéfiant, même si malheureusement les couleurs des murs ont été effacées par l'eau du Nil comme nous le précise Abdullah. C'est la première fois que nous voyons en vrai des hiéroglyphes et bas reliefs égyptiens et c'est un choc assuré tant la synthèse artistique-didactique est réussie. Les bas reliefs sont d'une finesse incroyable, des détails comme les abdomens des personnages doucement bombés semblent pleins de vie. Malgré ou grâce aux simplifications anatomiques choisies volontairement (Visage toujours de profil, buste de face, bras et jambes de profil) les dessins sont d'une clarté et d'une compréhension évidente pour celui qui les regarde. Une fois renseignés sur les identités des personnages présents, les histoires et attitudes gravées se décryptent avec bonheur grâce à l'aide d'Abdullah et l'on plonge au coeur de l'histoire de ce temple.

De cet ensemble de monuments classés par l'Unesco nous avons pu également visiter Abu Simbel. Au même titre que le temple de Philae, le grand temple de Ramsès II et le temple d'Hathor (ou temple de la Reine Néfertari) ont été sauvé des eaux du Nil par la formidable campagne lancée par l'Unesco. Ils ont été déplacés pierre par pierre au sommet même de la falaise dans laquelle ils avaient été creusé, quelques 60 m plus haut. Techniquement ces deux temples qui ont été les premiers sauvés par la mission, ont été découpés en blocs de 15 tonnes chacun après déblaiement de 310 000 tonnes de roche, numérotés et replacés dans une montagne artificielle. Ramsès II n'a pas fait construire ce temple haut de 20 m et profond de 65 pour une divinité quelconque mais à sa propre gloire. Les quatre colosses extérieurs le représentent jeune puis âgé tandis que l'intérieur du temple richement orné de bas reliefs et de scènes polychromes relatent ses batailles, ses conquêtes ou des offrandes. Le temple de la Reine a été construit par Ramsès II à la gloire de son épouse Néfertari et accessoirement encore à la sienne, tant le pharaon est présent dans l'édifice, quatre des six statues extérieures le représentant ! L'intérieur du temple est quand à lui parfaitement conservé et nous présente de nombreux bas reliefs et scènes polychromes...

Tout serait au mieux dans le meilleur des mondes sur le site d'Abu Simbel si tous les effets négatifs du tourisme de masse en étaient absents. Déjà l'obligation de convoi (encadré par la Police pour de raisons de sécurité anti-terroriste) pour accéder au site fait que des centaines de visiteurs se ruent à la même heure vers les temples, ceci étant allié au fait que dès 9 heures la chaleur est écrasante et que la beauté des lieux se révèle tôt dans la matinée.
Déjà il faut passer le véritable barrage de vendeurs sur 200 m avant d'accéder à l'entrée, là un guide arrivé de nul part, embarque deux groupes d'un coup et dans un monologue plus rapide que celui d'un présentateur sportif nous crache littéralement au visage l'histoire du temple de Ramsès II, la signification des statues extérieures et intérieures (en nous montrant à la volée des cartes postales car les guides n'ont pas accès dans les temples, cela causerait des bouchons de touristes nuisibles à la rentabilité comprenez vous), son sauvetage et même procédure pour le temple de la Reine et ce sans même prendre la peine d'aller devant...

Il finira par un superbe "il vous reste 50 minutes pour tout visiter par vous même car à 8 h 30 vous devez tous être sortis de l'enceinte" ! A bon entendeur.... Dans les temples on retrouve d'autres effets négatifs du tourisme plus surprenants. Au XIX ème siècle, les rares visiteurs gravaient (!!) leurs noms sur les statues ce qui a finalement altéré l'ensemble. Aujourd'hui dans les salles le flash est interdit pour les photos (ce qui est tout a fait normal pour la préservation des pigments colorés) mais avec l'explosion des appareils numériques dont les gens ne savent pas se servir et en débrayer le flash, tous les appareils doivent être rangés ! Quelques Egyptiens traquent l'amateur d'image sans distinction et tant pis si comme nous il sait se servir de son appareil. Bref on se fera réprimander pour déroger à la règle imposée, règle renforcée par les guirlandes de cartes postales souvenir dont notre guide nous a vanté la qualité et le prix "spécialement négocié"!
Sans compter qu'on vous pousse et bouscule dans les temples, que l'on passe à coté de la compréhension des scènes gravées et peintes faute de guide et qu'au dehors essayer de prendre une photo de l'ensemble sans une cinquantaine de touristes en short posant tour à tour pour la postérité devant Ramsès II tient du challenge. Il faut de la chance et de la patience pour réussir cet exercice (pas évident quand on doit tout expédier en moins d'une heure même si le site n'est pas étendu) !!!
Bref sentiment plus que mitigé au regard de cette visite, temples magnifiques et heureusement sauvés des eaux du Nil par la mission Unesco mais tourisme bien laid. Faute de temps et d'explications on aura survolé le site d'Abu Simbel, on en restera très impressionné mais pour ce qui est d'une appréciation mûrie dans le calme, la sérénité nécessaire pour laisser la magie des lieux opérer il faudra repasser.





Sami Yusuf a été nee en juillet 1980. Il a été soutenu dans une famille musicale d'origine azéri et la musique a joué ainsi un rôle intégral dans sa vie. La formation initiale de Sami est venue de son père, qui est un compositeur internationalement renommé, poèt, et un musicien aux compétences diverses. Sami a grandi à Londres et a appris à jouer plusieurs instruments à un âge très jeune et a graduellement commencé à montrer un intérêt vif en chantant et en composant. Il a étudié la musique à plusieurs établissements et avec les compositeurs et les musiciens renommés comprenant des compositeurs de l'académie royale de la musique à Londres, une du monde la plupart des établissements prestigieux de musique. Sami avait composé d'un âge très jeune et sa belle voix est complétée par son connaissance étendue des notes et des harmonies. Il a également un bon arrangement de théorie de musique et des modes orientaux moyens (ou Maqams). En effet, il est rare de trouver une personne qui a tous ces talents. Sami est également un musulman britannique de pratique dévot qui voit des chansons en tant que des moyens de favoriser le message de l'Islam et d'encourager la jeunesse à être fière de leur religion et identité
La vie des tchadiens et la situation politique actuelle du Tchad, ne peut qu’étonner ceux qui savent jusqu’à quel point le peuple tchadien a toujours eu le sens de la dignité civique et le respect. Il faut admettre que le Tchad de Deby est par terre sur tout le plan; ses classes dirigeantes, ses élites intellectuelles, bien profondément démoralisées ou corrompues, pour les croire susceptibles de se soumettre, sans réagir, à une dictature que Deby lui-même n’ose pas leur imposer par la violence. On n’accepte pas une dictature ; on la subit. Même si elle a été, comme au Tchad, imposée par l’immixtion étrangères dans les affaires intérieures du Tchad, on ne la subit qu’après l’avoir combattue jusqu’au bout. Il serait ridicule d’affirmer que le peuple tchadien ne s’est pas défendu contre la dictature de DEBY, par ses souffrances, ses misères, ses humiliations, son sang et ses larmes, il s’en est défendu, tout seul. Oui tout seul ! Le peuple tchadien se défend et se défendra encore contre le dictateur DEBY et ses complices. Les tchadiens sollicitent, depuis 15 ans, l’intervention de la communauté internationale pour amener IDRISS DEBY, à prendre conscience de ses irréflexions de modifier la constitution pour être un président a vie. La situation extrêmement grave dans laquelle se trouve le Tchad est les conséquences de sa politique. Mais pourquoi les organisations internationales, comme l’Union européenne et l’Organisation des Nations unies, restent sans réaction ? Et pourtant les conditions de vie et droits des tchadiens se restreignent du jour au jour sans aucune amélioration. Que faire quand la communauté internationale demeure sourde à tout SOS des tchadiens? La France, les Etats-Unis, la Grande Bretagne se montrent nettement plus amis au dictateur IDRISS DEBY que l’Italie ne le fut face à Hitler. La confiance que les tchadiens ont eu en DEBY pendant cette journée du 3 décembre 1990 grâce à son discours << …je ne vous ai apporté ni or, ni argent mais la liberté…>> a vite fait place à l’inquiétude et à la crainte. Le MPS a très vite perdu le contrôle du régime politique, ainsi que du pays et les vrais maîtres du pays sont ses proches (famille à laquelle appartient le président Deby) même pas tous les zaghawa. Les meneurs du régime s'accaparent des principaux postes de l'Etat et les tchadiens assistent impuissants à une vie catastrophique, ainsi que la montée de la bureaucratie tchadienne, la classe la plus incohérente, la plus irresponsable, la plus incompétente et la plus improductive qui n’ait jamais existé au Tchad. Depuis 1991, après avoir mûrement étudié la situation, les associations de la société civile tchadiennes et internationales, comme la ligue tchadienne des droits de l’homme, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, Amnesty International, Croix Rouge, etc. arrivèrent à la conclusion que le régime politique tchadien ferait preuve de peu de réalisme et de clairvoyance au moment où le gouvernement répondait aux requêtes pacifiques des partis politiques de l’opposition tchadienne par la force. Ces associations n’aboutirent pas de gaieté de cœur à une telle conclusion. Le gouvernement tchadien se livre à des pratiques anti-démocratiques et anti-républicaines. Malgré de très nombreuses enquêtes effectuées au Tchad sous l’égide de la communauté internationale pour détecter le comportement de ce régime dictatorial Tant dénoncé par le peuple tchadien, le chef de ce régime, IDRISS Deby, réussit toujours, par quel miracle on ne sait, à convaincre la communauté internationale à fermer les yeux sur ses pratiques . Deby est un barbare, au sens étymologique du mot, c’est à dire un ennemi de la liberté, de la culture, de la morale tchadienne, de la psychologie humaine. La grandeur d'un homme, dit-on, se mesure à travers le respect des engagements qu'il fait, les actes qu'il pose et le sens de responsabilité qu’il a. Au Tchad, Deby n'a jamais respecté les engagements qu'il a faits à la nation tchadienne, en 1990 il disait « je ne vous ai apporté ni or, ni argent mais la liberté »mais actuellement il dit«Je ne suis pas venu par un billet d’avion, et je suis votre roi, seule mon fils me succèdera au trône » quelle contradiction ? Mais nous les tchadiens lui disons que : « Mon grand tu fais des rêves diaboliques, tu ne seras jamais un roi et ton fils ne te succéderas jamais,mieux vaut chercher une porte de sortie avant qu’il ne soit trop tard ». Il n’est de secret pour personne, le peuple martyr Tchadien pleure chaque jour sa misère et sa souffrance sous l’indifférence du monde entier Comment ne pas comprendre la révolte du MDJT contre ce régime fantoche ? Ultime espoir des tchadiens est fondé sur la persévérance et le loyalisme du MDJT.
et 400m dames d’athlétisme francophone. Après sa performance d’honneur aux 4emes jeux planétaires de la Francophonie au Canada ou elle a remporté les médailles d’or en 200m et 400m, la gazelle tchadienne
dans l’histoire des jeux en devenant la première femme à réaliser un doublé de 400m et 200m. La communauté tchadienne est venue en grand nombre encourager ses représentants. Le Ballet national, les étudiants, les fonctionnaires, bref presque que tous les ressortissants du pays des SAO étaient présents au stade SEYNI KOUNTCHE de niamey. On dirait une journée de fête nationale. Comme quoi, « Les artistes, les sportifs, les hommes de culture peuvent mieux construire l'unité d'un pays et faire naître l'amour de la patrie dans les coeurs de leurs concitoyens ». Kaltouma et a couru pour ces tchadiens, pour tous ceux qui ne sont pas là et pour le Tchad en général. Sous les youyous et les cris de joie, elle balancé des pas de géants laissant loin derrière elle ses concurrentes. Elle gravi la plus haute marche du podium faisant flotter le tricolore tchadien. La l’hymne national a retenti, mettant tous les participants debout à l'honneur du Tchad. On a vu plusieurs tchadiens écrasé de larmes. Non pas des larmes de douleurs et de la guerre mais celles de l'émotion qui coulent pour l'amour du pays.
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